une idée ... (suite)
Nous parlons de singularité unique pour chacun d'entre nous, parce qu'il peut se faire qu'alors on se dise : << Je suis quelqu'un qui est à part, qui n'est pas comme tout le monde >> . C'est notre égo bien sûr qui parle. Qui affirme une différence, qui n'est pas celle précisément qui fait de nous le semblable de l'autre. Nous sommes semblables parce que tous différents. Ce n'est compliqué que si on fonctionne sur le connu, qui n'est en rien une différence. Le connu, l'intelligible rectifie tout de suite l'incohérence. Si "à part" voulait signifier " hors de ... parce que différent", nous serions littéralement hors de la communauté humaine, hors du monde, c'est à dire nulle part ! La partition suppose qu'il y ait au moins une partie disjointe de l'autre, cela ne concerne pas ce qu'il y a en nous d'inconnu, qui appartient au vivant.
Ce serait vouloir nous désolidariser du travail de Michel Onfray que de ne pas nous intéresser à la troisième "partie" de sa rubrique mensuelle, accessible sur son blog, et qui s'intitule : << Dis-moi qui es ton père ..>> C'est la violence du contenu qui nous touche. Pourquoi l'éducation aux règles d'organisation du vivre ensemble devrait-elle contribuer à la " construction d'une rectitude", fut-elle mentale, s'il s'agit du développement qui doit permettre d'évoluer ? On construit par assemblage, qui peut être de la même façon disjoint, démonté pièce à pièce, pierre par pierre, morceau par morceau. La difficulté ajoutée à l'âge adolescent ne serait-elle pas plutôt d'en avoir fait un statut social, un sas de décompression figé par la veulerie publicitaire, une communauté virtuelle parmi les autres, revendicative ( à juste titre ou non ) comme les autres. En tout cas à l'opposé, à l'inverse de tout ce qu'il y a d'exceptionnel dans ce moment lui aussi unique de chaque devenir. Et comme il y a le devenir de toute une vie, il y a aussi devenir de l'adolescent à l'homme.