Celui-là, que l'on peut rencontrer, est un petit malin, nous dit-on, et qui tient beaucoup à le faire savoir. La rencontre deviendra d'autant plus improbable qu'il touchera le plus grand nombre dans l'exercice de son talent ; qu'il aura trouvé dans l'image, et pourquoi pas dans les médias, son plein épanouissement. A défaut d'être tendre, son humour pourtant se nourrit d'une sorte de perspicacité, dont il aurait quelque raison de s'énorgueillir, si elle était faite pour nous éclairer. Hélas, hélas, demandez-lui exactement de quoi il retourne, et comment en rigolant, il s'explique à lui-même qu'on puisse aujourd'hui parler d'un "monde" virtuel ? En dernier ressort, redevenu sérieux, il se pourrait qu'il nous plonge dans l'irrationnel, pur et dur, évoquant la fameuse "bête immonde" qui est en nous en oubliant l'essentiel, l'extension, cet incroyable harnachement ( que l'animal, lui, ne connaît pas ) sans lequel le pire des prédateurs est un roi nu. Voyez plutôt les images ( quand elles sont si parlantes, si criantes ) qui nous viennent de la Corée du Nord.